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Catégorie : lecture

Devez-vous forcer votre enfant à lire autre chose que des BD ?

Devez-vous forcer votre enfant à lire autre chose que des BD ?

Il ne lit que des BD? Laissez-le faire ! Il enrichira davantage son vocabulaire en prenant du plaisir à lire Picsou Magazine qu’en peinant sur Maupassant… Découvrez comment les neurosciences expliquent le phénomène…

Dernièrement j’ai assisté en tant qu’auditrice à la troisième session d’un stage destiné aux musiciens professionnels, dispensé par En’Man’Do, visant à transformer un excellent violoncelliste en… virtuose ! En effet, force est de constater que la technique ne fait pas tout, et que parfois, lors d’un concert, « il se passe quelque chose… », on est « touché ». Je ne vais pas m’étendre sur le sujet dans cet article, mais j’ai vu – et écouté – un musicien, jouer une première fois un morceau techniquement très réussi, admiré sa maîtrise et son style, puis j’ai vu – et écouté – le même musicien, jouer le même morceau, et pleuré devant tant de beauté… Que s’est-il donc passé ?

Mon compagnon travaille dans un conservatoire. Réunion de la semaine dernière :

[un enseignant] – Il faut qu’ils bossent, là. On n’est pas là pour s’amuser.

[autre enseignant] – Il faut du niveau. On maintient le niveau. Il n’est pas question de plaisir, là.

Et voilà. « Il n’est pas question de plaisir… », « IL FAUT ». Du niveau, du travail, de la compétition, de la souffrance… D’abord le TRAVAIL (de la torture ? le mot « travail » aurait pour étymologie « tripalium » en réference à un instrument de torture, quand même… et les autres pistes étymologiques ne sont guère plus positives…), après le PLAISIR…

Et si l’inverse était plus efficace ?

Lors de ce même stage, l’intervenante a fait un exposé édifiant sur de récentes découvertes concernant l’apprentissage, dans le domaine des neurosciences. Pour expliquer de manière très simple quelque chose qui ne l’est pas, il semblerait que le cerveau n’envoie pas le même type de signaux selon que le sujet subisse l’action (« IL FAUT ») ou agisse par lui-même (« J’AI ENVIE »). Ce que j’ai retenu, c’est que dans le deuxième cas, le cerveau envoie un signal qui commande l’action aux muscles, et ce signal est systématiquement accompagné d’un deuxième signal, appelé « copie d’efférence », qui correspond à l’action parfaite telle que je souhaiterais la faire. Le cerveau calcule immédiatement le différentiel entre l’action réalisée et l’action souhaitée. Lorsque je réalise l’action une deuxième fois (par exemple le morceau que je suis en train d’apprendre à la guitare), la commande cérébrale se réajuste pour se rapprocher de l’action idéale souhaitée (la copie…). Les progrès sont donc naturels et obligatoires.

Dans le cas de l’apprentissage contraignant, sous la peur ou la domination, il n’y a pas de copie d’efférence… Les progrès sont lents et se font donc au prix d’un travail acharné… D’où le système de croyance largement répandu selon lequel seuls d’intenses efforts répétés dans la durée nous permettent d’atteindre un objectif d’apprentissage satisfaisant…

Je ne suis pas neurobiologiste, mais j’ai bien l’intention de vous prouver que ce système de croyance à partir duquel tout notre système scolaire est construit est très discutable… et que si l’on ose un tant soit peu bouleverser nos croyances, bien ancrées depuis l’enfance, de grandes choses peuvent se produire…

C’est donc, à mon sens, une erreur fondamentale de forcer un enfant à lire. Mise à part l’association « lire = effort » ou pire « lire = torture » , son cerveau n’ouvrira aucun chemin vers la lecture-plaisir, celle qui nous intéresse ici…

Premier objectif, donc, créer l’association LIRE = PLAISIR, et faire confiance. La copie d’efférence fera le reste…

Pour aller plus loin, découvrez ma sélection de BD pour glisser vers la lecture…

Partagez vos expériences : qu’avez-vous réellement appris avec des « IL FAUT » et des « TU DOIS »? Qu’aimez-vous réellement faire dans la vie et est-ce difficile d’apprendre quand on s’éclate ?

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Au secours ! il aime pas lire ! Les deux engrais indispensables pour faire pousser une graine de lecteur

Au secours ! il aime pas lire ! Les deux engrais indispensables pour faire pousser une graine de lecteur

Comment amener son enfant à la lecture ? Une question que beaucoup de parents se posent…sans avoir forcément conscience que la clef se trouve dans leur propre attitude !

Pourtant, la lecture est un VIRUS ! Quand l’enfant tombe dans la marmite, il DÉVORE littéralement tout livre qui lui passe sous la main.  Les livres deviennent sa nourriture. Il en oublie de manger !

Mais comment diable attrape-t-on ce virus ?????

Pourquoi certains attrapent-ils la grippe et d’autres non ? C’est une question de TERRAIN, comme toujours. Si je veux qu’une plante pousse, je prépare la terre, si je la pose comme ça sur le sol, ses racines vont se dessécher et elle ne poussera jamais.

C’est à vous parents de préparer le terrain !

Engrais n°1 : LE MODÈLE…
Montrez-vous régulièrement en train de lire. N’importe quoi, même pour de faux. Asseyez-vous confortablement dans le canapé, éteignez la télé, préparez-vous un thé fumant, deux carrés de chocolat et plongez-vous dans le journal, un magazine, un roman, un catalogue. Cela ne peut durer que 10 minutes, peu importe, pourvu que votre enfant vous VOIE en train de prendre du PLAISIR avec un truc entre les mains qui contient des pages de papier…

Mon fils de 8 ans, arrivant dans le salon, tout le monde est en train de lire, c’est le silence absolu dans la maison… : « Mais on s’ennuie, ici ! Y a rien à faire, vous êtes tous en train de lire, je fais quoi, moi ? »

Moi : « Je ne sais pas. Tu lis ? »

Suggestion non suivie. Il est retourné à ses playmobils.

Aujourd’hui il a 10 ans et en est au 17ème tome de la Guerre des Clans…

Ce qui mène au conseil n°2…

Engrais n°2 : Le PLAISIR…
Préférez-vous tomber dans une marmite de choux de Bruxelles ou de couscous royal ? Moi aussi, je préfère le couscous… Et bien les enfants, eux, ce qu’ils aiment, en général, c’est les BD… LAISSEZ-LES LIRE DES BD ! Et que des BD si c’est ça qui leur fait plaisir. Les Médiathèques, même locales, ont toujours un beau fond de BD, veillez à en laisser traîner quantité à la maison. 

J’ai trois enfants.

La première, qui a aujourd’hui 15 ans, est tombée dans la marmite toute seule. Un jour, elle était en CE2 je crois, je l’ai trouvée assise à mon bureau à la page 128 du 1er tome d’Harry Potter… Depuis elle a lu toute la série 7 fois…

Les deux suivants, qui ont aujourd’hui 10 et 12 ans, un garçon et une fille, ont mis plus du temps à trouver la marmite. Notamment ma deuxième fille qui présentait un trouble visuo-spatial, un rejet de l’école depuis la maternelle, et avec qui j’ai traversé les terres stressogènes des orthophonistes, orthoptistes et autres conseillistes à l’agenda surbooké… Mon fils, quant à lui, présente une surdité partielle détectée tardivement (fin CE2) qui a généré une grande lenteur durant ses premières années d’école.

Tous les deux n’ont lu que des BD, exclusivement des BD jusqu’à cette année. Les livres imposés par l’école, mais sans plaisir, laborieusement. Pas attrapé le virus, en tout cas. Ils ont en revanche jeté leur dévolu sur PICSOU, leur BD fétiche. J’en ai acheté des kilos sur le bon coin. Ce n’était pas un gros investissement, mais pour eux, un vrai TRÉSOR !

Mon fils, le jour de ses 8 ans, les yeux écarquillés devant un damier de Picsou Magazines que j’ai réalisé sur le sol de sa chambre : « C’est le plus bel anniversaire que j’ai jamais eu !! » Si c’est pas un cri du coeur, ça !

Je suis convaincue que s’ils lisent aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont découvert le plaisir d’être pris dans une histoire avec Picsou. Ils ont tremblé pour son coffre, ont déjoué les pièges des Rapetous avec Riri, Fifi et Loulou, ont été pris de compassion pour le pauvre Donald (mon fils surtout, tellement épris de justice…).

Je ne les ai JAMAIS forcés à lire. Leur graine de lecteur a poussé toute seule, avec les deux engrais cités ci-dessus. J’ai arrosé en fournissant les BD, c’est tout. Au début, ils ne regardaient que les images, lisaient les bulles les moins longues, ou celles qui leur permettaient d’élucider quelque chose qu’ils n’avaient pas compris avec les seules images. Ils sont devenus enquêteurs, ACTEURS de leur lecture.

Et c’est là que ça devient SCIENTIFIQUE… Je vous invite à lire le prochain article sur la COPIE d’EFFERENCE ou comment les neurosciences expliquent l’efficacité de Picsou Magazine

Et vous ? Quelle est votre expérience de la lecture ? Faites-vous partie de ceux qui sont tombés dans la marmite ? Y a-t-il encore une bibliothèque dans votre maison ?

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Découvrez un nouveau mode de lecture, sans lire !

Découvrez un nouveau mode de lecture, sans lire !

A l’ère d’internet, facebook et autres oiseaux chronophages, les jeunes lisent-ils encore ? Certains plus que jamais, surfant sur une littérature jeunesse aujourd’hui abondante, mais nombreux sont ceux pour qui l’habitude des vidéos YouTube rend les petites lettres d’imprimerie… très peu attrayantes! Et si l’on prenait le chemin dans l’autre sens ? 

Lire sans faire l’action de lire, c’est possible. Les enfants à qui l’on raconte des histoires le savent  !
Les vidéolivres rendent la chose possible, même si nos parents ne lisent pas d’histoires… et même si l’on est grand !

Mais qu’est-ce qu’un vidéolivre ?

Il s’agit d’une lecture filmée : le texte de l’auteur est lu par un lecteur professionnel, que l’on voit à l’écran. Grâce aux effets de montage, à l’ajout d’images ou d’animations, l’écoute est facilitée, l’attention est maintenue et le texte mieux compris.

L’objectif est d’offrir l’accès aux livres, aux textes, aux personnes dyslexiques, analphabètes, ayant des difficultés de concentration, de vue, à tous ceux pour qui lire les petits caractères d’imprimerie représentent une difficulté.

Pour les vidéolivres d’oeuvres longues, un travail préalable de choix des textes lus et de résumé des parties non-lues permet par exemple d’avoir « lu » Les Misérables en trois vidéos de 20 minutes.

Avec les vidéolivres,
je découvre des oeuvres,
j’acquiers du vocabulaire,
je savoure le style d’un auteur,
je lis des textes que je n’aurais jamais lus,
je goûte le plaisir des mots !

Sur la page « VidéoLivres« , découvrez les titres proposés !

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