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Étiquette : Dyslexie

Libérez votre cerveau !

Libérez votre cerveau !

Je reprends ici le titre du livre d’Idriss Aberkane qui vient de paraître, un « traité de sagesse pour changer l’école et la société ».
Notre cerveau occidental est encombré. Je dis occidental car je suis actuellement des enseignements bouddhistes avec un lama tibétain, qui est chaque fois étonné de notre lenteur et de faible capacité de mémorisation ! Il dit qu’au Tibet, un jeune moine qui lit un livre le parcourra deux ou trois fois avant de pouvoir le restituer par cœur… « Mais vous !!! (il rit) Pour retenir une seule page!… »

Notre cerveau est bridé…
Idriss Aberkane, 30 ans, trois doctorats, volontiers iconoclaste, s’est intéressé aux génies. D’après lui, les cerveau des génies n’ont aucune différence avec le nôtre. C’est juste que nos portes à nous sont pour la plupart fermées ! Preuve en est de ces accidentés qui sortant d’un coma savent soudain parfaitement jouer d’un instrument ou parler une langue étrangère. Preuve en est de ces autistes capables de restituer une peinture ou une image satellite dans les moindres menus détails après l’avoir vu une seule fois. Une porte s’est ouverte vers une performance, qui existe chez chacun d’entre nous mais qui reste pour le commun des mortels « captive ». Lorsque j’entends un morceau de piano, mon cerveau enregistre tout, les intervalles entre chaque note, le rythme, la mélodie et l’accompagnement, un nombre infini de connexions neuronales se forment et correspondent à la compétence « jouer du piano ». Pourtant, mon cerveau inhibe cette faculté. Il la tient captive, ferme l’accès. Pourquoi ? Parce que l’apprentissage est inhibition. La bande passante de notre cerveau, nommée conscience, est saturable. Je ne peux penser à deux choses à la fois, je ne peux réaliser deux choses à la fois que si l’une des deux est passée en mode automatique, sortie de ma conscience. Et si j’observe à l’échelle de l’humanité l’usage de cette bande-passante qui me sert à prendre des décisions, à évoluer dans mon quotidien, je m’aperçois que durant des milliards d’années, elle a répondu à deux besoins fondamentaux pour ma survie : la fuite et la lutte. Le confort et la sécurité reléguant ces besoins au placard sont finalement très récents dans l’évolution. Nous sommes encore câblés pour la fuite et la lutte… Donc, nous inhibons, afin d’éviter qu’un tigre à dents de sabre nous surprenne en train de jouer du piano !

Désobstruons…
J’en viens à la deuxième partie, inspirée de mes nombreuses lectures sur la santé (notamment Michel Dogna, Prenez votre santé en main, une mine d’or…) et de l’avis du Dr Arnold Ehret, grand expérimentateur des jeûnes périodiques, pour apporter une réflexion sur les causes de notre encombrement cérébral. Pour Ehret, toute maladie, tout dysfonctionnement psychique ou physique provient d’abord d’une obstruction. Les autres facteurs environnementaux ou psychiques déclenchent le problème, mais à la base, il y a obstruction. Il n’est pas le seul à penser cela. Les ostéopathes remettent du mouvement dans les tissus, les acupuncteurs dispersent l’énergie stagnante, etc…
Ehret prône le jeûne épisodique, alternant avec des régimes de transition nettoyant l’organisme. J’ai testé. C’est efficace, mais il faut être préparé ! J’ai vraiment eu le sentiment que mon corps s’est dit « Chouette ! C’est génial ! Je vais enfin pouvoir me débarrasser de tous ces déchets dont je ne savais plus que faire ! » Et là, youhou, il est passé en mode freelance et m’a fait des maladies éliminatoires efficaces (je vais super bien aujourd’hui) mais un peu violentes quand même (je ne les souhaite à personne…).
Je pense pour ma part, vu le niveau d’intoxication de nos corps en cette époque moderne, que la détox doit être la plus douce possible (Ehret a fait ses expériences AVANT l’ère industrielle et les barres chocolatées…), et que le début du début, avant de vouloir éliminer nos obstructions existantes, c’est d’abord de cesser de s’empoisonner. Du mieux qu’on peut, car c’est de plus en plus difficile, mais quand même, il est possible de limiter, et c’est déjà beaucoup. L’alimentation  est le domaine sur lequel on peut le plus agir. On ne peut pas tout éliminer, mais je crois qu’on peut se focaliser sur les neurotoxiques, car ce sont eux, qui perturbent notre capacité d’attention, de concentration, de mémorisation, et en libérant notre cerveau de ces poisons, nous lui donnerons la chance d’être plus performant pour trouver des solutions adaptées au reste !

Les poisons du cerveau
Glutamate, aspartame, phosphates et phtalates, font partie des plus grands poisons du cerveau. Le glutamate (MSG ou GMS pour glutamate monosodique) est dans presque tous les plats industriels, chips, gâteaux apéro, purée mousseline, plats surgelés. C’est un exhausteur de goût (celui qui vous pousse à finir le paquet !) qui se cache sous de multiples noms, les plus pernicieux et fréquents étant « arôme naturel » et « graisses hydrogénées ». Son nom de code est E621. Aux états-unis, sa neurotoxicité est bien établie et de nombreux restaurant affichent « NO MSG HERE ». En Europe, rien ! Pourtant, il est avéré (voir les études du Dr Blaylock, 1995) qu’il détruit le système nerveux (comme l’aspartame) et est en prime un puissant stimulant pour les tumeurs cancéreuses… Personnellement, je préfère l’éviter, tout comme les édulcorants divers et variés (surtout l’aspartame !) et les phosphates (voir l’article « Mon enfant est-il intoxiqués aux phosphates?« ). Pour les phtalates, j’avoue ne pas encore m’être suffisamment penchée sur la question, mais le mot revient un peu trop régulièrement dans les articles que je lis pour l’omettre ici…

Aider l »évacuation…
Cesser d’empoisonner notre cerveau, donc, me paraît le premier geste de libération incontournable. L’aider à évacuer ses déchets (le cerveau produit son poids en déchets en un an, le saviez-vous ?) est sans doute le deuxième. Le cerveau possède un système lymphatique, information qui aurait fait rire les scientifiques il y a encore 4 ou 5 ans (dixit Idriss Aberkane) mais avérée aujourd’hui. Il « traite » les déchets, donc.
Les toxines sont drainées vers les veines du cou, et c’est peut-être pour ça qu’intuitivement, depuis plusieurs années, je « nettoie » mon cerveau en laissant longuement couler l’eau très chaude de la douche sur mon crâne, mon cou et ma nuque (je ne suis pas la seule à pratiquer ce rituel détoxinant, Paulo Coehlo le fait aussi !).
Une visite par an minimum chez un ostéopathe ou thérapeute manuel pour remettre du mouvement dans les os du crâne et la circulation crânio-sacrale me paraît essentielle aussi. Au passage, j’ai constaté (simple constat visuel pour un œil aguerri) une raideur de la nuque et du sacrum chez quasiment tous mes élèves dys.
Et enfin l’eau…(sans phtalates, attention au plastique !) sachant qu’une déshydratation – même très légère – diminue nos performances cognitives. Beaucoup de nos jeunes ne boivent plus d’eau, c’est dramatique. Seule l’eau pure participe au drainage…

Pour résumer :
– avoir conscience que nous avons TOUS un cerveau de génie
– débrider nos performances captives passe par un nettoyage de nos cellules intoxiquées
– traquer les neurotoxiques dans notre alimentation
– aider l’évacuation en buvant de l’eau pure, en libérant les tensions sacro-crâniennes et en utilisant des techniques simples comme la chaleur d’une bonne douche…

Notre cerveau cache des facultés insoupçonnées, et nous sommes parvenus à un stade de l’évolution humaine où un débridage devient possible. Mais pour cela, il convient de commencer par le début : cesser de l’empoisonner !

Des lectures à partager? des pistes à explorer ? N’hésitez pas, commentez !

 

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Difficultés scolaires : message aux mamans qui en font trop

Difficultés scolaires : message aux mamans qui en font trop

Le jeu de mot de l’illustration est de Jacques Salomé. Beaucoup d’auteurs ont écrit sur la relation à la mère, source apparemment de bien des maux… Bien entendu il n’est pas question ici de culpabiliser qui que ce soit, la culpabilité étant le sentiment le plus inutile à notre évolution… Je souhaite seulement m’adresser aux mamans qui s’inquiètent sans cesse pour leur enfant. Ce qui est apparemment encore plus dommageable pour les garçons que pour les filles (d’ailleurs, les garçons dyslexiques présentent plus de troubles que les filles, y aurait-il un lien?). Elles sont emplies des meilleurs sentiments, mais elles n’aident pas leur enfant. Explications.

Si dans les premières années de vie l’enfant est effectivement très dépendant de sa maman (ou de l’adulte nourricier, je dis maman par simplicité), rapidement, il cherche à s’émanciper, et ses tentatives doivent être encouragées. CESSEZ DE FAIRE A SA PLACE.

Camille rentre furieuse du collège : « Maman tu m’avais pas dit que le capitaine était mort ! à cause de toi j’ai raté mon contrôle ! » Sabine est confuse, hier soir, elle était si fatiguée qu’elle a sauté quelques pages, dans sa lecture de l’île au trésor, et non, elle n’a pas compris que le capitaine était mort… Par conséquent, dans son résumé du matin avant que sa fille ne monte dans le bus, il était bel et bien vivant… (anecdote véridique !). Combien de mamans font les devoirs à la place de leurs enfants ? Levez la main !
J’ai reçu un jour un papa en pétard (oui, il y a aussi des papas poules…) qui voulait des explications parce que j’avais décidé de ne pas compter dans la moyenne le 20/20 de son fils en rédaction. « Mais monsieur, c’est vous qui avez écrit la rédaction, pas votre fils… » « oui, et alors ? il a eu 20/20, vous devez compter sa note… »

Les deux enfants des anecdotes ci-dessus étaient dyslexiques. Les parents s’investissaient énormément pour leur réussite, ils y passaient un temps et une énergie impressionnants. Je leur rends ici hommage. Quel sacrifice…

Mais est-il bon de se sacrifier ainsi ? Vous êtes-vous mis à la place de l’enfant ? Que ressent-il face à ce sacrifice ? Que s’oblige-t-il à faire en retour ? Ou plutôt : qui s’oblige-t-il à ETRE en retour ? Car devant un tel don de soi, comment s’autoriser à défendre son propre territoire, à prendre sa place ? Plus de tentatives d’émancipation. Avec pour compensation une frustration toujours plus grande, une colère rentrée, véritable bombe à retardement, qui si elle n’explose pas à l’adolescence contre la mère, explosera sans raison apparente dans sa vie d’adulte… contre le futur conjoint ! Votre couple va-t-il bien ? Cherchez la mère… Je vous suggère la lecture très inspirante et libératrice du livre de Guy Corneau « N’y a-t-il pas d’amour heureux ? ». Lisez-le pour vous, mais surtout pour vos enfants et pour leur futur !

Votre enfant a des difficultés scolaires et vous courez les spécialistes avec lui, ajoutant à son emploi du temps (et au vôtre) des contraintes avec lesquelles il est de plus en plus difficile de jongler et qui vous épuisent ? Posez-vous la bonne question : « Et moi ? »

A quand remonte la dernière journée que vous vous êtes offerte ? Rien que pour vous. Une journée cocooning, massage, randonnée en forêt, sorties entre copines… sans enfant, sans mari, sans rendez-vous, sans devoirs, sans stress. Car c’est de cela avant toute chose, dont a besoin votre enfant : une maman qui n’est pas qu’une maman, qui ne fait pas de son rôle de mère son sacerdoce, sa croix, creusant la dette de ses chers petits envers elle… une maman qui existe aussi en tant que femme, et qui pendant qu’elle est femme, autorise par là-même son fils à être autre chose qu’un fils, à exister, à expérimenter la liberté d’être soi, sans la menace maternelle. Car il y a quelque chose de menaçant à sans cesse s’efforcer de coller aux attentes des parents, menace d’autant plus forte que leur investissement et sacrifices sont importants…

Comme toujours, c’est une question d’équilibre… Et cet équilibre passe par un travail sur soi. Mon existence ne dépend pas de la réussite de mes enfants. Je suis là pour eux, je m’assois à la table du salon pour faire les devoirs avec eux une fois, deux fois par semaine, mais je ne contrôle pas chaque exercice, chaque note, chaque soupir de mon enfant étouffé par une mère contrôlante… Personnellement j’ai des enfants qui trichent, mentent et ne font pas régulièrement leurs devoirs. Ce n’est pas la règle, mais ça arrive ! Je le sais. Et j’en suis contente (si, si !). Pourquoi ? Parce que c’est sain. Je ne m’en fiche pas. Je contrôle une ou deux fois par semaine, j’oblige parfois à refaire un exercice bâclé ou à terminer deux heures durant un travail qui aurait dû être entrepris depuis belle lurette et qui est à rendre pour le lendemain ! Mais je les laisse souffler. Exister. J’ai confiance en eux. Leur avenir sera beaucoup plus affecté par mon attitude que par un devoir raté. Une mère contrôlante et étouffante est le pire cadeau empoisonné qu’on puisse faire à sa future belle-fille… Oui je vois loin, mais c’est MAINTENANT qu’il faut y penser. Pour VOUS aussi. Parce que vos enfants ne font qu’un court stage dans votre vie. Guy Corneau dit qu’à 14 ans, leur éducation est finie, et je suis de son avis ! Il faut les laisser aller. Les laisser vivre leurs drames. Reprendre les rennes de sa vie de femme, s’épanouir sans eux ! Et ça, c’est très difficile quand on a passé des années à se sacrifier « pour le bien ». Alice Miller, dans son fascinant livre « C’est pour ton bien », justement, montre à quel point la frontière entre amour et maltraitance est ténue, lorsque l’adulte confond amour et dépendance affective… A lire absolument.

Et vous, comment vous situez-vous ? Parvenez-vous à vivre les difficultés scolaire de Léo sans angoisse ou au contraire faites-vous partie des super-mamans qui s’oublient et qui « donnent tout » ? Pas de culpabilité, hein !? Juste une prise de conscience ! Je trouve que le « métier de maman » n’est pas très bien balisé de nos jours, et je salue toutes les mamans, qui font de leur mieux, parfois sans beaucoup de soutien, et qui à mon sens mériteraient une médaille…

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Mon enfant est-il intoxiqué aux phosphates ?

Mon enfant est-il intoxiqué aux phosphates ?

De nombreux troubles de l’attention seraient fortement aggravés par la surconsommation de phosphates alimentaires. Ils servent de sels de fontes dans les fromages, de stabilisants ou d’agents levants (levure chimique). En deux générations, notre consommation de phosphates a augmenté de 300%! (La drogue cachée : les phosphates alimentaires, Herta Hafer)

De mon point de vue, d’une manière générale, nous avons tout intérêt à consommer des aliments les moins transformés possibles. Les additifs sont partout dans les aliments industriels, et même s’ils sont déclarés inoffensifs (ce qui est très controversé pour nombre d’entre eux), c’est leur accumulation dans l’organisme qui pose problème. La génération de nos enfants y est la plus exposée. D’une part parce que l’alimentation industrielle prend de plus en plus de place dans nos vies suractives, et d’autre part parce qu’ils ont des parents (nous!) qui ont déjà eux-mêmes consommé des aliments appauvris en nutriments et enrichis en additifs chimiques !!! Nos enfants sont carencés et hypersensibles aux additifs parce que leurs parents les ont conçus en étant eux-mêmes déjà carencés.

L’enfant hérite de la flore intestinale de sa mère, en ingérant les bactéries présentes dans son vagin lors de l’accouchement. Ce premier contact avec la flore de la mère prépare le terrain pour la future flore de l’enfant. Des chercheurs américains invitent d’ailleurs à procéder manuellement à cette « contamination » lors des accouchements par césarienne (article du Monde 1er février 2016). La flore intestinale de nos enfants est très souvent déséquilibrée, source de nombreuses pathologies et hypersensibilités. La paroi intestinale peut même devenir poreuse et laisser passer des molécules qui normalement devraient être évacuées. Tout ça pour dire que l’accumulation d’additifs dans l’intestin fragilisé de nos enfants perturbe leur métabolisme, provoquant – entre autres – des troubles de l’attention et de la concentration.

Sur un enfant présentant des troubles manifestes (agitation, impossibilité à se concentrer, sommeil perturbé, troubles de la parole, dyslexie…), quatre jours de régime alimentaire sans aucun phosphate suffisent à se rendre compte de l’amélioration. L’enfant lui-même le ressent. L’ingestion de phosphates durant ces quatre jours test doit être de zéro. Lisez les étiquettes et traquez les phosphates cachés (E338, E450…). Le plus simple est d’éviter tous les additifs en cuisinant des aliments naturels, de préférence bio et en limitant les produits animaux (qu’ont-ils mangé, eux?). Pas de fromages fondus (cancoillotte, fromages à hamburgers…), pas de sodas. Si l’expérience est probante, faites un petit tour sur internet pour vous aider à établir des menus évitant une surconsommation de phosphates, il existe de nombreux articles sur le sujet (tapez « diète pauvre en phosphates » ou « diète Hafer »).

Tout ce qui touche l’alimentation est un sujet très sensible. La plupart des gens préfèrent dépenser leur argent en pilules miracles, psy et spécialistes en tout genre, plutôt que de changer leurs habitudes alimentaires. Pourtant, nous sommes ce que nous mangeons, et l’aliment doit être notre première médecine, dixit Hippocrate. Sans vouloir être alarmiste, quand je regarde dans les caddies remplis de pâtisseries industrielles, produits laitiers sucrés aromatisés et viande de batterie ou que je vois les ados de 12 ans s’enfiler de gros sacs de bonbons à 7h30 du matin, boire 3 canettes de Coca par jour (quand ce n’est pas du Red Bull…), je me demande si nous avons bien conscience de l’avenir que nous sommes en train de nous construire, à nous, et à nos enfants.

Nos grands-parents ne mangeaient pas toujours à leur faim, et devaient gérer le facteur quantité, nous, nous mangeons quotidiennement sans faim, et nous devons gérer le facteur qualité.
Et si les enfants DYS, TDAH ou autres étiquettes étaient là pour nous faire prendre conscience des drogues et poisons qui se glissent dans nos assiettes ?
Parents d’enfants DYS, racontez vos expériences ! Avez-vous testé la diète sans phosphates ?
Vous aimerez peut-être aussi « Dys : les trois gestes qui sauvent »

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Dyslexie : les 3 gestes qui sauvent !

Dyslexie : les 3 gestes qui sauvent !

L’enfant dys a souvent mal au ventre. Et même s’il ne se plaint d’aucune douleur, vous avez peut-être déjà remarqué une corrélation entre son hyperactivité et/ou ses difficultés de concentration et son alimentation.

En réalité, d’après le docteur Natasha Campbell-McBride, spécialiste en neurologie et nutrition, l’enfant dys souffre de porosité intestinale, très souvent parce que la mère lors de la grossesse avait elle-même une flore intestinale déséquilibrée. Or la qualité de la membrane intestinale est primordiale pour la santé physique ET psychique. Lorsqu’elle est poreuse, des molécules la traversent, qui normalement devraient être évacuées, et le corps s’auto-intoxique. Je ne vais pas rentrer dans les détails, qui feront l’objet d’un autre article, mais donner 5 conseils qui me paraissent essentiels, tirés de mes lectures et de mes propres expériences. La guérison d’une membrane intestinale abîmée est longue, et peut durer de quelques mois à deux ans, néanmoins, les bénéfices des conseils ci-dessous sont sensibles dès la 3ème semaine. D’après mes expériences de maman, demander à un enfant de suivre un régime alimentaire strict est très difficile, voire impossible, et je me demande même si les effets bénéfiques du régime ne sont pas annihilés par la pression psychologique imposée par le parent. Il ne s’agit donc pas de bannir des aliments ou d’en imposer d’autres ; je crois qu’il s’agit simplement d’être plus conscient, d’amener l’enfant à faire des observations sur son état, pour que lui-même, peu à peu, fasse des choix qui soient bons pour lui.

1er geste : Réduire les sucres raffinés
Je suis convaincue qu’il s’agit du plus grand perturbateur de notre métabolisme. Le sucre blanc perturbe le système hormonal, le système nerveux, et est une véritable drogue tant nous y sommes addicts. Faites le test, lisez les étiquettes de vos produits favoris : il y en a partout ! Les plats cuisinés, les conserves, les boissons… Ne remplacez pas par des édulcorants, beaucoup d’entre eux sont neurotoxiques. Evitez tout ce qui est évitable. Les sodas doivent rester occasionnels, choisissez vos boîtes de maïs, haricots, petits pois, sans sucres ajoutés, réfléchissez à un goûter sans sucre raffiné. Il y a des solutions : les compotes, les fruits, la pâte de dattes ont un goût sucré qui satisfera les papilles et évitera la sensation de manque.
Effets au bout de deux semaines environ : l’enfant est plus calme, dort mieux, et s’il avait des maux de ventre, il doit y avoir une amélioration. Pourquoi ? Parce que le sucre blanc nourrit la flore pathogène de l’intestin. Le candida albicans par exemple, responsable des candidoses, cesse de proliférer. La flore peut se rééquilibrer.

2ème geste : Vermifugez !
Une flore intestinale déséquilibrée contient beaucoup de bactéries pathogènes, comme les oxyures. Tous les vétérinaires recommandent de vermifuger les animaux domestiques au moins deux fois par an, mais allez savoir pourquoi, les médecins ne le disent plus aussi régulièrement qu’autrefois. Les animaux dans la nature se vermifugent eux-mêmes aussi en mangeant certaines plantes (même les carnivores !).
Il faut vermifuger toute la famille le même jour et changer tous les draps le lendemain. Bien se laver les mains au savon avant chaque repas, après les passages aux toilettes sont des gestes préventifs indispensables.
Quand l’enfant a des vers, il est irritable et irritant ! Il ne tient pas en place, son attention est très réduite. Il a souvent les yeux cernés et peut avoir des démangeaisons anales au moment de la pleine lune (les vers descendent pondre !). Ce n’est pas obligatoire. On peut avoir des vers sans ressentir de démangeaison. J’en ai déjà eu, chez moi, cela se manifestait par une douleur persistante sous les côtes droites.
Attention, il faut vermifuger en deux fois, pour détruire les différents stades des bêbêtes. Elles sont tenaces, comme les pous, et l’on se recontamine très facilement.
Effet au bout de trois jours : le sommeil est meilleur, les cernes disparaissent, l’enfant a meilleure mine, il est plus calme, nous agace moins.

3ème geste : Magnésium + Silice
Le magnésium est la nourriture du stress… Or nos enfants sont stressés. L’enfant dys encore plus, parce qu’il se sent en échec, pas capable, voudrait tellement satisfaire papa et maman… bref, pour de nombreuses raisons, le stress a un très fort impact sur son comportement, sa faculté à se concentrer, sa mémoire.
Choisissez un magnésium sans additifs. Le meilleur que j’aie trouvé est du magnésium marin acheté en magasin diététique. Je n’ai pas réussi à en trouver en pharmacie. Ne pas hésiter à tester plusieurs formes de magnésium car les molécules ne sont pas les mêmes selon les produits, les unes étant plus efficaces sur une personne que sur une autre. Il existe des comprimés chez Boiron, disponibles en pharmacie : Magnésium 300+.
Le magnésium est un dépolluant. Comme le stress produit beaucoup de toxines, l’apport de magnésium permet de les évacuer, libérant le système nerveux.
Pourquoi manque-t-on de magnésium ? Les facteurs polluants, dans nos vies actuelles, sont légion ! D’où une forte consommation de magnésium… Attention, la consommation de sucre raffiné inhibe  l’absorption des micronutriments… encore un point en faveur du premier geste !
Souvent, nous entendons parler de « cures de magnésium », mais il semblerait que leur effet ne soit pas durable. Pour un effet durable, d’après le Dr Bonan (« Les secrets de la force du magnésium »), il faut prendre en même temps de la silice colloïdale (gouttes disponibles en pharmacie sans ordonnance).
Effets très rapides : endormissement facile le soir, moins de réveils nocturnes, plus grande clarté d’esprit, moins émotif.

Voilà pour ces trois gestes fondamentaux, simples à mettre en place, et qui donneront à votre enfant une base saine pour se reconstruire. Tout ne se passe pas « dans la tête », et il peut être rassurant de savoir qu’on peut agir physiquement pour aider notre enfant. Il y a d’autres gestes importants, comme l’apport d’un mélange d’huiles végétales première pression à froid, qui feront l’objet d’un article sur l’alimentation. Je vous conseille la lecture du livre du Dr Natasha Campbell, Le syndrôme entéropsychologique, hyperactivité, dyspraxie, autisme, déficit d’attention, dyslexie, dépression, schrizophrénie.
Si vous avez d’autres lectures à suggérer, postez-les dans les commentaires !

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Il comprend rien ! Découvrez comment l’aider efficacement

Il comprend rien ! Découvrez comment l’aider efficacement

Non, il ne comprend pas « rien », il ne comprend pas « comme vous », c’est différent.

La femme, qui regarde son mari plier le linge :
– Donne, tu sais pas faire !

Bien sûr qu’il sait faire, mais il ne fait pas « comme elle » (et après c’est moins pratique pour ranger…)

De la même manière que nous n’effectuons pas les mêmes gestes pour une même tâche physique (plier le linge), nous n’effectuons pas les mêmes gestes (mentaux) pour effectuer une tâche mentale.

Notre cerveau a ses préférences, pour apprendre. Certains cerveaux aiment bien voir des images (profil visuel), d’autres préfèrent se répéter un mot ou se raconter la scène à retenir (profil verbal), d’autres se plongeront tout entiers dans les sensations évoquées par l’objet (profil kinesthésique), bref, l’apprentissage peut prendre des centaines de chemins différents, et ce n’est ni bien, ni mal, ni mieux, ni pire, c’est juste DIFFÉRENT.

Pour aider votre enfant, 2 étapes :

  • Arrêtez de lui dire « Mais c’est facile ! regarde, tu fais comme-ci, comme ça, de mon temps, on apprenait tous les départements par cœur… » (sous-entendu : « vous maintenant, vous êtes des incapables… »)
  • Aidez-le à découvrir les préférences de son cerveau. Si vous savez COMMENT il apprend, vous verrez que ses erreurs sont en fait très logiques. Et vous trouverez des solutions pour qu’il retienne plus facilement.

Si votre enfant a un profil plutôt kinesthésique, ça ne sert à rien de lui faire répéter ses tables de multiplication des dizaines de fois et de lui dire le lendemain : « Mais tu la savais, hier, celle-là! » (sous-entendu : » tu as une passoire à la place du cerveau », attention aux programmations mentales sournoises…). Essayer l’apprentissage de la table du 6 en manipulant des boites à œufs, vous allez voir… Il existe du matériel Montessori qui permet à l’enfant de manipuler, toucher, voyez par exemple cette vidéo. Chez Steiner, on trouve aussi un matériel à faire très facilement soi-même, que les enfants adorent « parce que c’est beau » !

Pour découvrir la manière dont votre cerveau apprend (parce que l’idéal, bien entendu, c’est de commencer par vous !), soyez attentif à ce qu’il se passe dans votre tête :

1) Lorsque vous évoquez un mot. Exemple : « poulet rôti ». Fermez les yeux. Que se passe-t-il dans votre tête ? Est-ce que vous voyez une images ? Sentez-vous la salive vous monter à la bouche ? Le mot s’écrit-il sur votre écran mental ? L’entendez-vous qui se répète ?

2) Et dans une situation où vous devez retenir quelque chose, comment faites-vous ? (bien sûr, vous avez oublié votre smartphone dans la boîte à gant)
Est-ce que vous vous répétez une phrase en boucle ? (j’ai rendez-vous chez le dentiste demain à 10h)
Est-ce que vous visualisez un petit film mental ? (Moi, en train de pousser la porte du cabinet dentaire, l’horloge murale affichant 10h au-dessus de la secrétaire souriante)
Faites-vous une association d’idées ? (à 10h ce matin, j’étais chez le coiffeur, et bien à 10h demain, je serai chez le dentiste)
Fredonnez-vous une petite comptine ? (« Demain dix heures, chez l’dentiste, quelle horreur!« )

Non seulement vous allez apprendre à connaître votre fonctionnement, mais vous vous apercevrez très vite que vous allez devenir de plus en plus efficace ! Vous allez cumuler les stratégies. C’est automatique ! Tiens, celle-ci elle marche bien, et si j’essayais celle-ci ? Une boîte à outils bien remplie permet de parer à toutes les situations… Et la bonne nouvelle, c’est que vous pourrez la refiler à Maxime après !

Moralité : Vos placards seront peut-être moins beaux, mais vous aurez gagné une heure…

Et vous ? Avez-vous identifié vos stratégies mentales ? Partagez vos profils, cela nous aidera à découvrir le nôtre…

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Apprendre plus facilement, c’est possible !

Apprendre plus facilement, c’est possible !

Il existe aujourd’hui beaucoup d’études publiées sur les différents profils d’apprenants, les intelligences multiples, bref, tout ce qui prouve que chacun a sa façon à lui d’appréhender le monde qui l’entoure et les informations qu’il en reçoit.

Alors, pourquoi s’évertue-t-on à vouloir transmettre des savoirs à des enfants assis sur une chaise toute la journée, dans un univers contraignant et coercitif ?

Pourquoi choisit-on massivement comme support le texte ? Sur le papier ou sur l’écran, c’est pareil, on reste dans la 2D…

Pourquoi, dans la majorité des écoles, considère-t-on encore l’enfant comme une bouteille vide qu’il faudrait remplir de connaissances ?

Quand on lit ces études (Howard Gardner par exemple), il peut sembler complexe de prendre en compte cette multiplicité de profils d’apprentissage dans le système scolaire actuel. Et ça l’est, indubitablement… C’est pourquoi je suis convaincue que nous marchons tranquillement mais sûrement vers une société sans école…

En attendant la profonde mutation, il y a quand même des choses à faire!! Et en découvrant mon profil d’apprenant, je peux optimiser mes chances de réussite, augmenter ma concentration et mon temps d’attention, devenir conscient de l’effet du stress sur moi et donc y remédier.

Comment faire ? Je me base sur l’étude de Carla Hannaford, The dominance Factor (non traduit). Le postulat est très simple : de la même manière que nous avons une main dominante (tout le monde sait s’il est droitier ou gaucher…), nous avons aussi un oeil dominant, une oreille dominante, un pied dominant et un hémisphère cérébral dominant. La combinaison de tous ces facteurs crée notre profil. Il y a donc potentiellement 32 profils !

En fait, je ne crois pas qu’il soit nécessaire de détailler tous les profils, parce qu’après expérience dans mes classes, je m’aperçois que seuls quelques profils sont très présents.

A quoi ça sert concrètement ? Par exemple à savoir à quelle place dans la salle de classe je serai le plus performant ! Certains élèves ont tout intérêt à être à droite de la source d’information, d’autres à gauche, d’autres au fond où on ne les voit pas trop, d’autres encore doivent absolument se trouver au centre faute de quoi ils passeront leur temps à rêvasser ou dessiner sur leur feuille…

Dans cet article, je vais vous apprendre à déterminer votre profil, et je détaillerai la manière d’optimiser son apprentissage selon son profil dans des articles dédiés.

D’abord, et c’est le plus difficile, il va falloir identifier l’hémisphère cérébral dominant chez vous. Nous utilisons tous nos deux hémisphères, bien heureusement, et même si certaines études récentes contestent le fait que nous soyons plutôt cerveau gauche ou plutôt cerveau droit, je constate quand même que cette dominance est perceptible et pertinente dans l’identification d’un profil d’apprenant. Néanmoins, le formatage scolaire peut fausser la donne… Clairement orienté hémisphère gauche (à part dans des écoles type Steiner), le système scolaire désavantage très fortement tous ceux qui y entrent avec une dominance cerveau droit. Les plus adaptables débranchent leur latéralité « naturelle » et s’appliquent donc à développer l’usage de leur hémisphère gauche…
On peut s’amuser à faire des tests « êtes-vous cerveau gauche ou cerveau droit? », il y en a plein sur le net, mais je vous conseille également de passer par le corps, car lui, ne ment jamais.

Si mon hémisphère gauche est dominant, j’ai plutôt l’habitude de procéder par étapes, d’analyser, je focalise davantage sur les détails, le processus, les pièces du puzzle.
Pour mémoriser, j’aime les choses bien rangées dans des catégories, classées de manière logique.

Si mon hémisphère droit est dominant, j’ai une vision très globale des choses, je suis facilement branché sur le rendu final, sans forcément en distinguer toutes les étapes, et ce rendu m’apparaît avec toutes les perceptions associées, je peux le « sentir », le « goûter ».
Pour mémoriser, j’ai besoin d’associer les choses à des sensations, des couleurs, une musique, d’avoir une vue d’ensemble, de préférence multisensorielle.

TESTS PHYSIQUES hémisphère / oeil / oreille / main / pied :

Pour les tests physiques, demandez à la personne testée de faire ce que vous lui demandez spontanément, sans réfléchir, immédiatement après votre demande.

  1. Hémisphère : « Debout en appui sur tes deux jambes, pieds à la largeur du bassin, ferme les yeux et détends-toi. Respire tranquillement. Maintenant, je vais te demander de faire un geste, spontanément, immédiatement dès que je te le demande. Prêt ? Lève une jambe. » Notez s’il a levé la jambe gauche ou droite. La jambe d’appui est du côté opposé à l’hémisphère dominant, car c’est l’hémisphère gauche qui « commande » la partie droite du corps et inversement.
  2. Oeil : Choisir un point, un objet, à environ 3 mètres de soi. Debout face à cet objet, la tête bien droite, tendre les deux bras devant soi, joindre les deux pouces et les deux index de manière à former un triangle. En gardant les deux yeux ouverts et sans bouger la tête, faire en sorte que l’objet soit à l’intérieur du triangle, puis fermer l’oeil droit. Notez si l’objet a « bougé » quand c’est l’oeil gauche qui regarde. Revenez à la position de départ, les deux yeux ouverts, la tête bien droite, l’objet à l’intérieur du triangle. Fermez l’oeil gauche. Notez si l’objet a bougé quand c’est l’oeil droit qui regarde.
  3. Oreille : Demandez à la personne testée d’aller écouter ce qu’il se passe derrière une porte. Notez quelle oreille elle a spontanément collée contre la porte.
  4. Main : Etes-vous droitier ou gaucher ?
  5. Pied : Shootez dans un ballon. Quel pied avez-vous utilisé spontanément ?

Vous avez maintenant tous les éléments pour déterminer votre profil d’apprenant. Par exemple, j’ai une dominance hémisphère gauche (je suis logique, j’ai besoin qu’on m’explique les choses pas à pas, je suis scrupuleusement les notices de montage, etc…), un œil gauche dominant (ma cible ne « bouge » pas quand je regarde avec l’œil gauche), une oreille dominante droite (je tends cette oreille quand je veux identifier un bruit), je suis droitière de la main et du pied.

Si je fais un petit dessin, ça donne ça :

mon profil dominant

Je suis donc un profil de type C. Bon, l’idée n’est pas de se coller une étiquette, mais d’avoir conscience des conditions dans lesquelles nous apprenons le mieux. Par exemple, quand je me trouve dans une salle de conférence, j’ai remarqué que j’allais spontanément m’asseoir de manière à ce que mon oreille droite soit bien dans l’axe du conférencier, donc plutôt dans la partie gauche de la salle (parce que ma priorité est de bien l’entendre, dès qu’il y a un diaporama, je vais au contraire avoir tendance à me diriger vers la droite !).

L’information cruciale : quand vous êtes en situation de stress, votre organisme passe en mode « survie », il débranche tout ce qui n’est pas directement lié à l’hémisphère dominant pour une efficacité accrue dans la lutte ou la fuite (c’est un instinct primitif, plus très utile de nos jours, mais le fait est qu’il est encore là !). Qu’est-ce que ça veut dire concrètement ? Comme l’hémisphère gauche dirige la partie droite du corps et que l’hémisphère droit en dirige la partie gauche, toute une moitié de votre corps se trouve débranchée. Dans mon cas, c’est la partie gauche. Pas de chance, j’ai un œil dominant gauche !! Le résultat : en situation de stress (ou de situation nouvelle, c’est pareil… donc quand j’apprends quelque chose de nouveau…), je suis « handicapée » visuellement, ma mémoire visuelle est défaillante, je ne « vois » pas certains détails, je ne retiens pas les visages, etc. Comme en plus je suis myope et que je ne mets jamais mes lunettes, imaginez la catastrophe !
En revanche, mon oreille droite n’étant pas gênée par le « débranchage », je continue de très bien retenir tout ce que j’entends, et c’est par là que je vais me sortir des situations pénibles où ma vue ne m’est plus d’aucun secours.

Je l’ai expérimenté pas plus tard qu’hier, d’ailleurs… Les bras chargés de courses, je ne retrouve plus mon caddy, dans un supermarché bondé… Je cherche désespérément, pestant contre moi-même (« T’es complètement sénile ma pauvre, tu sais même plus où tu as garé ton caddy… »). Bing, mon hémisphère droit, le pauvre, se débranche, et là, panique à bord, je suis encore plus désorientée. Je dois me rendre à l’évidence, quelqu’un a pris mon caddy. Me voilà à scruter le contenu des chariots, mais je n’arrive pas à me concentrer, tous les contenus se ressemblent, je sens l’émotion qui monte (« Pourquoi ça m’arrive à moi??? »). Mais, ô miracle j’entends soudain dans le brouhaha général une voix qui se détache des autres : « Mais, c’est pas à nous, ça ? ». Sauvée par mon oreille droite ! ils étaient déjà en train de passer à la caisse…

Alors ? Quel est votre profil ? Postez-le dans les commentaires et je vous donnerai tout ce que vous devez savoir pour connaître vos failles et vos atouts afin d’optimiser votre apprentissage et la gestion des situations de stress.

LES CONSEILS DE LECTURE DE VIDEOLIVRE.FR:
Le livre de Carla Hannaford est apparemment difficile à trouver bon marché pour le moment. Chez amazon il est à plus de 50€, ce qui ne me semble pas justifié vu sa taille ! Il existe en anglais et en français. Peut-être le trouverez-vous d’occasion moins cher ailleurs.

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Pourquoi je veux devenir dyslexique

Pourquoi je veux devenir dyslexique

La dyslexie n’est pas une tare. C’est un don. Et croyez-moi ou non, mais personnellement, je cherche à me connecter à se don. Tiens, ça a l’air de marcher, je me mets à faire des fautes… On va la laisser celle-là !

Depuis des années, j’ai dans un coin de ma tête le titre d’un livre, croisé au détour d’une recherche amazon : « Le don de dyslexie » de Ronald D. Davis. Le titre à lui seul est important car grâce à lui, j’ai regardé d’un œil nouveau tous les élèves « dys » qui passaient dans ma salle de classe… J’ai fini par le lire, quand même.

L’auteur est dyslexique lui-même. Et les premières pages font mal au ventre. Il raconte un épisode de sa vie d’écolier qui n’arrive pas à lire et l’humiliation infligée par le maître… et il conclut : »La prière de cet enfant est la raison de l’existence de ce livre. »

Je pourrais ajouter : »La prière de cet enfant est la raison de l’existence de ce blog. »

Alors pourquoi diable vouloir devenir dyslexique ???

Imaginez un monde d’unijambistes (pardon pour les unijambistes, c’est une métaphore…). Dans ce monde, tout le monde se déplace en sautant sur son unique pied, et personne ne se pose de question. C’est comme ça. Un jour, dans un famille très comme-il-faut, naît un enfant avec deux jambes… Les parents ne s’inquiètent pas outre mesure car Tom a l’air de se développer tout-à-fait normalement et n’est pas du tout gêné par sa difformité. Il rit, joue avec les autres enfants, apprend à marcher, à parler, entend bien…

A l’école, les enfants apprennent à bien sauter sur leur unique pied… Regardant ses petits camarades, Tom s’exerce lui aussi. Mais ses muscles, sur une seule jambe, sont beaucoup moins développés, et il ne cesse de tomber. La maîtresse le gronde, pensant qu’il fait le pitre. Tom trouve ça injuste. Il fait pourtant de son mieux. Les autres se moquent de lui. « Je ne suis pas normal, ils y arrivent tous mieux que moi. » Le cercle vicieux de la dévalorisation s’enclenche. Tom s’efforce de marcher « comme tout le monde », et invariablement, c’est « moins bien que les autres ». Sa deuxième jambe, sous-utilisée, devient une gêne, le déséquilibre, il ne s’en sert plus et voudrait l’oublier.

Je suis convaincue que l’enfant dyslexique est doué de facultés perceptuelles complètement différentes, et beaucoup plus efficaces, que la plupart d’entre nous. Des facultés que nous nommerions, nous les unijambistes, d' »extrasensorielles ».

Une maman me racontait : « Julie oublie tout. Surtout quand ça a un rapport avec l’école. Pourtant, il n’y en a pas deux comme elle pour retrouver un objet perdu. L’autre jour j’avais égaré mon portefeuille. Elle me dit : « Il est dans le placard derrière la pile de vêtements. » Lieu complètement improbable s’il en est. Il y était. Je l’avais déposé sur le bord de l’étagère et involontairement poussé en y rangeant une pile de vêtements. Je lui demande comment elle a fait. « C’est facile, je l’ai vu dans ma tête. »

Des histoires de ce genre sont légion dans les familles d’enfants dyslexiques. Le livre de Ronald Davis confirme ce phénomène et le décrit – tel que le perçoit l’auteur -, dyslexique lui-même. Il dit que sans bouger de sa place, il peut faire le tour d’un objet situé à deux mètres de lui et le décrire sous tous les angles. Comment ? Avec son « œil de l’imagination ». Notre œil de l’imagination à nous, unijambistes, se situe à peu près entre les deux yeux, c’est le point imaginaire à partir duquel on voit les choses. Si ma tasse est posée derrière mon écran d’ordinateur, je ne la vois pas, ou alors je dois me déplacer pour qu’il n’y ait aucun obstacle entre le point situé entre mes deux yeux et la tasse. Le dyslexique (celui qui utilise encore ses deux jambes avec joie et insouciance), peut très bien promener son « œil de l’imagination » derrière l’ordinateur et – ô stupeur – y découvrir une tasse à fleurs roses. Il se « promène » comme ça depuis qu’il est bébé.

La découverte de Ronald Davis est qu’un enfant dyslexique, pour se conformer à des activités abstraites telles que la lecture (faire le tour d’un mot ne nous dit pas comment le prononcer, c’est là tout le problème…) peut s’habituer à placer son œil de l’imagination au-dessus de son crâne, légèrement en arrière, le temps de l’activité.

J’ai testé avec une élève. Amélie semble la plupart du temps « absente », elle ne se mélange pas aux autres qui la trouvent « bizarre ». Elle est diagnostiquée dyslexique depuis le CP et répète constamment que « de toute façon [elle est] nulle ». Là où elle se montre enthousiaste, c’est dans la création d’histoires. Son imagination est débordante.
Je l’assois sur une chaise et lui demande de tendre une main, ouverte devant elle, d’y imaginer une part de tarte. Elle n’aime pas la tarte et préfère imaginer un chaton couché en rond sur sa paume… Allons-y pour le chaton…
Je lui demande où elle situerait le point à partir duquel elle regarde le chaton imaginaire. Elle me montre un point entre ses deux yeux.
« Maintenant je vais te demander de saisir ce point, cet œil de l’imagination, et de le déplacer dans l’espace. » Je guide sa main. « Que vois-tu ? » Elle me décrit le chaton, vu sous un autre angle. Bien. « Et maintenant nous allons déplacer l’œil de l’imagination ici. » Je guide sa main au-dessus de sa tête, légèrement en arrière. Comment vois-tu le chat maintenant ? »
« Ben… je le vois pas. Y a ma tête… »

Édifiant. J’avais omis l’étape où il fallait demander à l’enfant d’imaginer que sa tête était translucide…

Cette expérience m’a prouvé le bien-fondé de l’explication de l’auteur : un enfant dyslexique perçoit le monde d’une manière multidimensionnelle, et c’est la manière dont il percevra cette particularité qui en fera un handicap… ou un don !

 

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